08 juin

Stage naturaliste : participation à un Atlas de Biodiversité par nos étudiants de Licence 2 Sciences de la Vie et de la Terre

Formation

  • ©Clément APPADOO

    Nos trois étudiants, Clément APPADOO, Maxime GINESTE et Amaury JACHEET ont la bougeotte et sont passionnés par la nature. Il était donc important pour eux de réaliser leur stage avec des missions leur permettant daller sur le terrain. Ils ont donc été pris en charge par Madame Morgane Thieux-Lavaur, adjointe au maire de la commune de Saint Agathon. La mairie a donc accueili nos trois étudiants en stage du 15 avril au 12 mai 2021 dans le but de lancer latlas de biodiversité Communale de St Agathon.

     

    Recherche des méthodes de recensement

    Au cours de la première semaine, ils ont décidé de créer une méthode commune dès quils avaient une « preuve » de la trace dun individu :

    • Prise des coordonnées GPS sur une application téléphonique
    • Prise de photo
    • Note dans un carnet de bord du type d’empreintes et des coordonnées géographiques
    • Report dans un tableau naturaliste pour les inventaires fournis par l’association Vivarmor Nature

    Lobjectif final de leur recensement est de réaliser une cartographie. Leur travail a également des enjeux écologiques qui vont permettre à la commune de définir des aménagements pour préserver et valoriser la biodiversité au sein de son territoire. Les données récoltées par Clément, Maxime et Amaury seront ensuite traitées par des tierces associations qui vont prospecter tels que Groupe Mammologique Breton, Vivarmor, GÉOCA,.. etc qui feront des recherches supplémentaires.

     

    Recensement : la mise en application sur le terrain

    Nos trois étudiants ont commencé les recherches pour les espèces de vertébrés sur la commune et chacun avait un groupe taxonomique :

    • Maxime : était chargé de recenser les mammifères
    • Amaury : s’occupait des oiseaux (avifaune)
    • Clément : avait pour mission de répertorier les amphibiens et les reptiles squamates (reptiles qui muent)

    Ils se sont principalement rendus sur des chemins de randonnée et terrains agricoles pour trouver certains individus. Ils ont également élargi leur déploiement sur lensemble du territoire pour pouvoir trouver dautres espèces.

     

    Les méthodes de prospections
    • La recherche des amphibiens et reptiles squamates (reptiles qui muent)

    Clément parcourait des habitats plus ciblés tels que les mares et lavoirs de la commune pour trouver des amphibiens et les reptiles, et les zones et landes sèches, en bord de forêt. Pour les amphibiens, Clément a utilisé une épuisette avec une autorisation de la préfecture car il s’agit d’espèces protégées. Pour les amphibiens, il a recensé 7 espèces avec notamment 3 espèces de triton, la salamandre, deux types de grenouilles et des Crapauds épineux. Pour les Reptiles : 3 espèces ont été trouvées par notre étudiant : la Vipère péliade, le Lézard vivipare et le Lézard des murailles. Avec les habitants il a pu en ajouter 2 supplémentaires : la Couleuvre à collier et l’Orvet fragile. Avant cela, il n’y avait pas de données recensées pour les amphibiens et les reptiles.

    • La recherche de l’avifaune

    Amaury s’est déplacé sur la partie urbaine principalement pour recenser les passereaux dans les jardins, dans les bocages proches de la rivière. Il a réalisé son recensement avec des points d’écoute : il s’arrêtait à un endroit pour écouter pendant 5 à 10 minutes les oiseaux. Pour pouvoir mener à bien sa mission il a appris une soixantaine de chants. Il avait une parabole avec un dictaphone qui lui permettait aussi d’écouter à postériori les chants qu’il ne trouvait pas tout de suite. 46 espèces différentes ont été recensées par notre étudiant. La moitié représentent des passereaux, un groupe comportant les oiseaux des jardins.

    • La recherche des mammifères

    Maxime quant à lui, a utilisé l’observation grâce au piège photo et ce, principalement autour du Frout (rivière) pour trouver une loutre. La loutre est un animal nocturne et notre étudiant a donc posé le piège photo là où il avait trouvé des empreintes et des épreintes le soir. Cette installation prenait entre 30 minutes et 01h00 selon le lieu de l’installation.  Il a trouvé un ragondin et un sanglier en observation directe. Aussi, dès qu’il voyait une entrée de champ, mais aussi dans la forêt ou dans le réseau bocager, il regardait la terre afin de trouver des empreintes mais la terre était trop sèche pour définir si elles étaient récentes ou non. Il a trouvé 10 mammifères différents lors de son stage, allant du micro-mammifère au chevreuil. Ces espèces avaient déjà été recensées par Faune Bretagne sur le territoire. Son piège photo a servi pour les autres mammifères que pour la loutre qui n'a malheureusement pas voulu se montrer, mais dont les épreintes atteste la présence.

     

    Lavantage des stages chaque année de licence

    Ces stages ont permis à nos étudiants de faire avancer leur projet professionnel. Clément et Maxime sont passionnés par le monde marin mais grâce à ce stage, ils ont eu la chance de voir comment ça se passait sur le terrain et la méthode. Tous les trois ont trouvés cela passionnant et leur a permis dapprendre beaucoup de choses pour repérer une espèce, quel type de trace elle laisse, (empreintes, épreintes)..

     

    Valorisation de leur travail

    A leur initiative, nos étudiants se sont rendus dans les classes du CP au CM2 de l’école élémentaire de St Agathon pour présenter ce quils avaient fait aux enfants pour les sensibiliser. Le 03 Juin, à 17h00 ils ont fait une restitution de leur travail devant le conseil municipal des enfants et le conseil municipal de la commune de Saint-Agathon.

    ©Clément APPADOO

    Licence Biologie

Contact

Responsable L2

Laurent DABOUINEAU
ldabouin@uco.fr
02.96.44.46.46

Contactez-nous

  • 1% de réussite
  • 1 étudiants